Bannière du GHT Paris

Découverte d’une fréquence accrue des anomalies veineuses de développements dans le cerveau des patients adultes porteurs d’un gliome cérébral

L’étude « Anomalie veineuse de développement et gliomes cérébral chez les patients adultes : une coexistence clinique pertinente ? » * a été récemment menée par le Docteur Alexandre Roux, MD, MSc, et le professeur Johan Pallud, MD, PhD, neurochirurgiens au Centre Hospitalier Sainte-Anne. Elle est publiée le 30 novembre 2018 dans la prestigieuse revue internationale Neurology.

Les gliomes diffus sont les tumeurs intra-cérébrales primitives les plus fréquentes. Une anomalie veineuse de développement est une malformation vasculaire bégnine formant une variante anatomique non pathologique de la vascularisation veineuse cérébrale. Aujourd’hui, même s’il existe des pistes pour formuler des hypothèses génétiques communes, aucun lien n’a été démontré entre les gliomes cérébraux et les anomalies veineuses de développement.

L’objectif de cette étude a été de déterminer la fréquence des anomalies veineuses de développement chez les patients adultes porteurs d’un gliome diffus cérébral grâce à une étude de cohorte bi-centrique menée entre 2010 et 2016 sur les patients de plus 18 ans du Centre Hospitalier Sainte-Anne et de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. 219 patients atteints de gliome (groupe expérimental, Centre Hospitalier Sainte-Anne ), 252 patients atteints de métastase cérébrales (groupe contrôle, Centre Hospitalier Sainte-Anne) et 200 patients atteints de gliome (groupe externe de validation, hôpital de la Pitié-Salpêtrière) ont été analysés pour aboutir à plusieurs résultats.

Une anomalie veineuse de développement a été retrouvée plus fréquemment dans les cerveaux de patients porteurs d’un gliome diffus cérébral (21,5% dans le groupe expérimental, 23.5% dans le groupe externe de validation) que dans le groupe contrôle (5,2%).

Cette étude met en évidence, pour la 1ère fois, une fréquence accrue d’anomalies veineuses de développement chez les patients adultes porteurs d’un gliome cérébral par rapport à la population générale. Ce constat soulève l’hypothèse d’une potentielle prédisposition ou d’une relation de cause à effet qui nécessitent des explorations complémentaires que le Docteur Alexandre Roux et le professeur Johan Pallud mèneront dans les mois à venir.

*Developmental venous anomaly in diffuse glioma adult patient: a clinically relevant coexistence?
Etude publiée dans le magazine en ligne Neurology® du 30 novembre 2019, journal medical de the American Academy of Neurology