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3 questions à …Julie Changeur

Diplômée de l’IFSI Virginie Olivier en 2006, Julie Changeur a occupé un poste d’aide-soignante durant 6 ans en Neurochirurgie au sein du pôle Raymond Garcin. Elle travaille depuis 2013 dans le service Neurologie de l’Unité de Soins intensifs Neuro Vasculaire (U.S.I.N.V.).

L’U.S.I.N.V. est un service d’urgence et une filière active spécifique qui accueille des patients présentant des signes d’accident ischémique transitoire (troubles passagers) ou d’accident ischémique constitué (troubles continus). Les patients sont ou ont été majoritairement victimes d’Accidents Vasculaire Cérébraux (A.V.C.), ou de la sclérose en plaques, de la maladie de Parkinson, de cancers liés à un A.V.C., etc.

Quel est votre rôle ?

Il est essentiel dans ce service car il a pour mission d’assurer l’accompagnement du patient. Il s’agit de l’aider et de le stimuler vers son autonomie dans les gestes de la vie quotidienne en collaborant étroitement avec l’infirmier.

Je prépare la chambre du patient pour l’accueillir, le matériel d’urgence à bon escient, prends des constantes, participe à l’évaluation de l’état visuel du patient, apporte un soutien moral, transmets à l’infirmier les informations, je suis à l’écoute.

Le rôle de l’aide-soignant est un métier à part entière. Passionnant, il mérite d’être connu par le plus grand nombre. C’est un superbe métier que j’aime, physique certes mais où la monotonie n’existe pas!

C’est un peu comme un train : s’il vous manque un wagon, le train déraille. À l’hôpital, c’est pareil; s’il vous manque un professionnel de santé la prise en charge du patient sera assurée dans des conditions moindres que celle espérées.

Quel est votre approche du métier ?

Nous appuyons nos pratiques professionnelles sur la grille de Virginia Henderson qui reprend les 14 besoins de l’être humain et que nous cherchons à satisfaire.

Le service de neurologie est comme un orchestre : chaque professionnel de santé connaît sa partition, c’est grâce à cela que la prise en charge du patient est fluide, et que l’urgence peut être gérée dans le calme.
L’aide-soignant est un interlocuteur privilégié du patient qui se confie à lui grâce à une prise en charge holistique c’est-à-dire que l’on traite la personne dans sa globalité plutôt qu’un organe ou une maladie.

Être aide-soignante au GHU Paris psychiatrie & neurosciences

Le GHU Paris, c’est formidable car il favorise notre rayonnement sur la ville parisienne et limitrophe !

J’ai été membre du Collège des aides-soignants lors des 2 derniers mandats de la C.S.I.R.M.T (Commission de Soins Infirmiers Rééducation et Médico Technique) qui est une instance à laquelle on peut apporter notre vécu professionnel dans l’intérêt des patients.

C’est une belle aventure car cela permet d’avoir une approche de l’hôpital différente. Souvent, nous ne connaissons que le fonctionnement de notre service, on a le nez dans notre guidon en travaillant, mais lorsque l’on commence à relever la tête sur la route, on peut apercevoir et comprendre les avantages et les inconvénients que nous procure le fonctionnement de l’établissement dans lequel nous travaillons.Ce à quoi j’aspire, et ce, à quoi la profession d’aide-soignant doit aspirer, c’est davantage de démocratie participative. On peut s’engager pour notre établissement avec conviction pour nos patients, en valorisant la profession et en avançant.

Vous m’interviewez le jour où il y a le scrutin pour la commission de soins. Nous sommes 21 aides-soignants à nous être portés candidats je trouve que c’est super. Il y a 4 ans il fallait en parler autour de soi et là ce sont des agents qui y vont d’eux même. Espérons que dans 4 ans ça évoluera davantage grâce au rayonnement du GHU Paris. Avoir 3 établissements en un établissement unique fait partie des points forts du GHU Paris !